INTRODUCTION

Je souhaite vous parler d’un sujet très tabou et de ce fait central à la nature humaine puisqu’il s’agit d’argent ; en effet j’ai constaté au combien le sujet de l’argent était sacrément enfoui au fond de chacun de nous au point où il faudrait prendre une pelle pour creuser avant de l’aborder !

« A que cela ne tienne ! », je suis allé chez Castorama pour en acheter une !

Je suis ensuite allé au salon des entrepreneurs de Nantes où l’on ne m’a pas laissé entrer avec !

Dans ce salon, nous avions une salle dédiée au speed dating entre « business man » ; simplement deux chaises l’une en face de l’autre où nous devions aborder un sujet évidemment lié au « professionnel » ; et donc nous nous asseyons en face d’un inconnu et devons-nous présenter. J’ai donc en face de moi une personne d’environ 30 ans qui me dit avoir récemment créé une entreprise de communication, il me rajoute que ce qui fait sa particularité est de maîtriser l’ensemble du process en termes de communication de la création jusqu’à l’impression. Je lui demande pourquoi il fait ça ? il me répond : « et bien parce que lorsqu’on maîtrise l’ensemble du process, on est beaucoup plus précis et rapide face à la demande de son client, il n’y a qu’un interlocuteur ».

Je lui demande : « oui mais pourquoi est-ce important ? » ; il me répond que c’est ce qui le différencie sur son marché et qui lui apporte un avantage concurrentiel.

Je lui demande donc pourquoi a-t-il besoin d’un avantage concurrentiel ! Il me répond tout simplement pour être plus performant.

« Mais pourquoi souhaitez-vous vraiment être plus performant ? », et là il me répond avec des yeux un peu interloqués, mais pas encore agacé : « pour réussir mon entreprise et devenir un acteur reconnu dans mon domaine. » ; et là je creuse encore un peu avec ma pelle : « mais pourquoi ce métier ? »

Il me répond : « c’est un métier qui me plaît et simplement je le fais parce que j’ai toujours aimé la création et l’informatique » et là je lui dis « mais que feriez-vous d’autre à la place si vous ne faisiez pas cette activité » ; il me répond : « je ne sais pas, c’est ce que j’aime faire, je pense que je m’ennuierais si je ne le faisais pas ! » Je lui dis : « vous avez donc peur de vous ennuyer ? »

Il me répond que oui… et il rajoute : « j’ai aussi des engagements financiers que je dois pouvoir rembourser, je dois gagner ma vie » ; et là je lui dis en fait que « si j’ai bien compris, vous faites tout cela pour gagner de l’argent ? »

Je rajoute : « c’est bien grâce à cette entreprise que vous gagnez de l’argent, donc on est d’accord que vous êtes bien là pour gagner de l’argent ? » ; il finit par me dire que oui.

Nous sommes dans cette salle une cinquantaine de personnes et je lui demande de regarder autour de lui en lui disant que la très grande majorité des gens qui sont là, sont là pour gagner de l’argent mais simplement personne n’ose le dire ! c’est probablement « vulgaire » de le dire ainsi.

C’est un peu comme si vous arriviez en boite de nuit, et qu’on vous demandait pourquoi vous y alliez en répondant : « bah, pour niquer ! ».

Alors on enchevêtre un tas de trucs techniques autour de la passion pour la musique ou la danse, d’occupations ludiques, ou de divertissements avec des potes & de l’alcool…bref… mais en fait, on y va tous pour plus ou moins séduire et niquer le cas échéant, ou bien trouver la femme de sa vie…mais ça ne se dit pas !

Et l’argent dans tous ça !

Ne vous y trompez pas, nous sommes exactement dans un thème aussi central que l’amour ou la reproduction. Qui ne voudrais pas faire plaisir à un proche, offrir un cadeau à ses enfants, ou se payer un voyage, ou le dernier iPhone…il faut bien de l’argent pour acheter tout ça ?!?

Les gens sont capables de montrer jusqu’à du mépris sur la question de l’argent…on en parle pas, c’est super vulgaire…mais on se lève tout les matins pour en gagner…oui ou non ???

Alors vous savez quoi, j’ai récupéré ma pelle de Castorama ? et j’ai décidé de continuer à creuser sur le sujet de l’argent le plus profondément possible pour 2 raisons :

  • La première est que c’est un sujet super tabou mais…qui passionne tout le monde, et que celui qui veut se débarrasser de son argent me le donne tout de suite ! je lui enverrais mon RIB pour lui faciliter la tâche ;
  • La seconde est qu’en creusant sur le sujet, on arrive assez vite dans les méandres les plus profonds de la nature humaine, on touche les vrais ressorts de l’âme ;

C’est probablement cette dernière raison qui me passionne vraiment.

Je n’ai pas vocation à vous présenter l’histoire de la monnaie en vous divulguant l’année de son invention puisqu’il ne s’agit pas d’une découverte, mais plutôt d’un vecteur naturel d’évolution au même titre que le language l’est pour la communication, la monnaie est le moyen d’échange idéal pour l’être social que nous sommes ; l’argent est intrinsèquement indissociable de l’humanité et des civilisations.

Mais que se cache-t-il derrière tout cela???

En évoquant la monnaie et donc l’argent dans sa forme « Hexagonale », nous évoquons la nature humaine à travers la psychologie, le sociologie, l’économie, la politique, la philosophie, le droit et tout autre domaine… l’argent en tant que monnaie est au cœur de tout ce qui touche l’homme dans son âme, ses sentiments, son émotion, son intelligence, son éthique, son amour propre, son inconscient, son action ou ses « entreprises humaines » ; il est probablement le meilleur révélateur de la nature profonde et unique de chacun d’entre nous .

J’irais même jusqu’à dire que j’en apprendrais bien plus sur la nature d’un être en analysant ses comptes bancaires plutôt qu’en écoutant dérouler le blabla d’une conversation plus ou moins futile…les chiffres et leurs domaines ne trompent pas, et c’est vraiment à travers la relation que nous avons avec l’argent que nous savons qui nous sommes vraiment…

Je sais au combien dans notre culture, l’argent représente ce qu’il y a de moins noble, voire de plus vulgaire ; mais à travers cet essai, il n’est évidemment pas question de rentrer dans le jugement et la morale que je laisse aux biens pensants, mais d’examiner un élément central et propre à l’évolution humaine, et d’en comprendre les mécanismes pour mieux l’appréhender.

Je ne me permettrais certainement pas de vous donner les conseils (quoique) concernant le chemin vous menant à la richesse financière ou humaine ; car le vrai chemin du bonheur ne fait que de se croiser de temps en temps avec celui de l’argent.

Nous allons plutôt faire un voyage ensemble dans le temps et l’histoire, dans la pensée et la réflexion autour de ce qu’est l’argent et de sa représentation dans l’esprit, nous permettant de comprendre la relation que nous avons avec lui ; peut-être nous apprendra-t-il ainsi à mieux nous connaitre.

Gagner de l’argent, c’est un peu comme vouloir faire de la musique, on peu très bien y arriver sans rien connaitre au solfège, mais comprendre le pourquoi du comment concernant l’argent demande de se replonger dans queques notions de base qu’il me semble important de rappeler. Alors forcément, vous verrez apparaitre certaines notions qui ont pu nous apparaitre flou dans les cours d’histoire que nous tous avons eu à l’école, et qui nous rappelles de mauvais souvenirs, ou des choses inintéressantes..je vais tenter de rendre ces notions le moins rébarbatif possible ; les dates, les personnages de l’histoire ne m’intéresse pas car en réalité, je vais surtout vous parler du logiciel qui a amener l’humanité là où elle en est, et qui ne s’arrêtera pas ; car j’ai la profonde conviction que nous ne déterminons pas notre mode de fonctionnement; nous allons vers notre cause finale et en somme en réalité qu’au début sauf accident.

INTO THE WILDERNESS

Je vous propose de retourner quelques dizaines de milliers d’années en arrière.

Il m’est en effet compliqué de parler d’argent sans revenir aux fondamentaux qui nous ramènent dans le vrai contexte de la condition humaine d’une époque très lointaine.

Notre autonomie personnelle est à peu près équivalente à celle de notre actuel téléphone portable, soit environ 120 heures sans boire et manger, uniquement si nous n’usons pas trop vite nos batteries ; fort de cette information capitale, nous allons faire ensemble une expérience en hélitreuillant directement dans la forêt vierge Européenne d’il y a 30.000 années, un groupe d’une dizaine d’humains élevés à la Playstation & internet dans leur plus simple appareil.

Si nous sommes en plein cœur de l’hiver glacial, il va sans dire qu’il y ait de fortes chances de les retrouver tous morts de froid dans les 12 premières heures ; fin de l’aventure humaine.

Si le climat leur est un peu plus propice, il est évident qu’ils ne seraient pas les seuls être vivant sur ce territoire hostile et parfaitement inconnu pour eux ; on peut effectivement nommer quelques prédateurs de l’époque comme le loup, l’ours, le lion des cavernes, divers reptiles et probablement quelques grands primates homos sapiens manquant un peu d’humour…

Admettons qu’ils aient un peu de chance en évitant de se faire « bouffer » ou attaquer par je ne sais quoi, ils ne seraient toujours pas tirés d’affaire puisqu’ils leur faudrait trouver à manger et à boire sans tarder et évidemment sans feu et sans couteau. S’ils ne s’empoisonnent pas avec ce qu’ils trouvent, il faudrait qu’ils s’organisent très rapidement pour se protéger du froid en se confectionnant des vêtements ; en se protégeant de la nature et du froid avec un abris, style caverne, en y délogeant avec un bâton l’éventuel nounours qui y vit.

Il y aurait en réalité bien peu de chance de les retrouver vivant après 15 jours de cavale dans les bois, car la vie « into the wilderness » ne tient qu’à un fil plus mince que le câble d’alimentation de votre iPhone !

Cette petite excursion nous apprendrait simplement qu’il existe certaines situations où tout l’argent du monde ne vaut pas grand-chose. Et que notre groupe n’aurait en réalité pas 120 heures devant lui, mais tout au plus 72 heures de batteries bien pleines pour trouver dès le départ des solutions de survie avant de dépérir rapidement .

Nous pouvons aussi peser le niveau d’adaptabilité et d’intelligence dont l’homme a fait preuve dans son environnement pour arriver là où il en est ! Car la nature hostile dans laquelle il a évolué ne l’a pas empêché de monter dans la hiérarchie des espèces, pour être aujourd’hui à son sommet. L’homme est avant tout un animal social, il ne peut pas s’en sortir seul face à la nature ; c’est le groupe et l’organisation qui lui a permis de gravir les échelons des espèces.

Mais si nous continuons l’histoire de notre petit groupe en admettant qu’ils s’en soient tous sortie ; Il se dégagerait différentes personnalités, certains étant des meneurs, d’autres dans la communication ; certains ayant un sens pratique dans l’action, d’autres plutôt dans l’observation ; chacun devant trouver sa place pour constituer une union complémentaire assurant la survie de tous.

On peut imaginer que seule la mise en place d’une organisation puisse permettre cet exploit de survie, en répondant en premier lieu à leurs besoins vitaux et primaires comme précédemment décris, puis à d’autres besoins leur apportant un meilleur confort. Il serait aussi intéressant d’observer et analyser les tensions par lesquelles le groupe devra passer pour se mettre en place ; une direction se dégageant nécessairement pour prendre des décisions et organiser les missions de chacun pour la survie du groupe ; amenant inévitablement des conflits d’intérêts et d’égo finissant par établir un état d’équilibre acceptable par tous dans le groupe. Probablement aussi quelques dissidences avec la séparation plus ou moins fortuite d’une partie du groupe.

Quoiqu’il en soit, l’idée de ce petit groupe dans la nature me va très bien, car il permet de mieux nous projeter dans les nécessités vitales auxquels ces personnes seront confrontées, au cœur d’une nature vierge de toute emprunte de civilisation.

En premier lieu, le groupe devra s’approprier un territoire pour assurer sa survie, en découvrant & évaluant les ressources naturelles qui y sont disponibles, en découvrant & évaluant les abris ou les prédateurs qui y sont présents.

Découvrir, évaluer, s’approprier

La capacité à découvrir & évaluer sont probablement les premières qualités dont l’homme fait manifestement preuve pour assurer sa survie ; évaluer ce qu’il peut boire ou manger, évaluer les animaux qu’il peut chasser, évaluer les prédateurs et les évènements qui peuvent le mettre en danger, évaluer ses besoins et les actions à prioriser pour répondre à ses besoins, évaluer ses propres congénères pour mieux les appréhender ; évaluer et faire l’inventaire des outils qui pourraient lui être utiles pour survivre ; évaluer la solidité des lianes et des branches sur lesquels il peut s’agripper pour grimper à un arbre et échapper à un prédateur; évaluer la solidité du bâton qui pourrait l’aider à chasser ou se protéger ; évaluer ses propres capacités physiques ou intellectuelles ainsi que sa propre autonomie. Faire des choix en fonction de toutes ses évaluations, c’est prioriser son action pour sa propre survie.

Découvrir, c’est observer, chercher, trouver, rencontrer, innover, inventer ; découvrir de la nourriture, découvrir un abri facile d’accès, découvrir une source d’eau, découvrir un bout de bois qui peut nous servir à nous défendre, découvrir un moyen de chasser ou de se protéger.

Évaluer c’est : percevoir, observer, quantifier, peser, jauger, juger, comparer, se comparer, mesurer, se mesurer, analyser, compter, calculer ; cette capacité d’évaluation est innée à tout mammifère, car autant un loup peut évaluer un homme et renoncer à l’attaquer ; autant une meute peut être meurtrière ; le loup est donc capable d’évaluer sa force ainsi que la capacité de défense qu’il a face à lui. Mais il peut aussi s’organiser en meute et chasser en utilisant une tactique précise pour attraper une proie. L’homme a exactement les mêmes prédispositions ; mais ce qui fait sa supériorité, c’est sa capacité supérieure à imaginer, créer, concevoir mais surtout, sa capacité à réaliser. Il peut par exemple fabriquer des outils grâce à ses mains pour s’adapter au monde qui l’entoure et répondre à ses propres besoins.

Le loup est resté un super prédateur, il a privilégié sa capacité à courir rapidement et s’organiser en meute pour attraper ses proies et les tuer directement avec sa gueule ; courir rapidement pour échapper à d’éventuels prédateurs ; il a développé une capacité à trouver ses proies avec son flair bien plus efficace que l’homme ; il est certes doué et très intelligent, mais en étant devenu un super prédateur, il n’a pas pu développer l’instrument qui permis l’évolution de l’homme ; en effet, celui-ci a survécu en vivant et grimpant dans les arbres pour échapper aux prédateurs…il a développé dans son évolution et sans le savoir la main !

Sans la main, l’homme n’est plus rien, car elle lui permet aussi de s’emparer ou fabriquer des objets, de décortiquer la nourriture ; elle est devenue l’outil principal au service de sa survie et de son imagination. L’outil de toute ses réalisations.

Bien avant Newton, notre primate préféré se servi de l’apesanteur pour casser des noix de coco, ou pour lancer des projectiles sur les prédateurs du haut de son arbre ; et c’est en descendant qu’il commença à marcher en se redressant pour conquérir et donc s’approprier un territoire occuper par des supers prédateurs. Il est aussi curieux de savoir pourquoi l’homme c’est redressé, certains vous diront « probablement était-il obligé de marché dans la savane tout en guettant par-dessus les herbes hautes les dangers potentiels » exactement comme le fait très naturellement un chien en se dressant sur ses 2 pattes pour observer ce qu’il y a derrière un obstacle qui suscite sa curiosité.

Mais cette conquête ne s’est pas faite sans organisation ; elle s’est faite grâce à sa capacité d’évaluation et donc de raisonnement, mais aussi sa capacité à se raisonner lui-même et ses congénères. L’homme a imaginé des tactiques de protection et de chasse en groupe, des stratégies de conquête des territoires en reprenant une supériorité relative grâce aux outils conçus pour parvenir à ses objectifs ; au courage et à la raison ; tout simplement en surmontant ses peurs.

Et s’il a fini par descendre de son arbre, ce n’est probablement pas pour mesurer bêtement sa capacité à s’opposer aux prédateurs, mais tout simplement parce qu’il a été contraint à se déplacer pour rechercher des ressources vitales sur d’autres territoires.

Et il est d’ailleurs assez amusant d’imaginer le premier réflexe de notre petit groupe « d’hélitreuillé » ; probablement serait-il grimpé avec belle agilité au premier arbre venu à la perception du moindre danger ; on n’imagine pas les ressources et l’adrénaline qu’on a, pour courir et se percher à quoique ce soit lorsqu’un molosse se précipite vers nous…c’est un vieux réflexe probablement inscrit dans nos gènes.

La capacité d’évaluation, surmonter ses peurs en se raisonnant, conquérir des territoires, communiquer, s’organiser, s’adapter, découvrir, innover, sont des actions propres à l’entreprise humaine qu’elle soit moderne ou plus lointaine ; c’est notre logiciel de survie qui opère dans la nature hostile comme dans une start-up.

L’homme à le sens sens de la curiosité qui est un signe d’intelligence et de dépassement; cette curiosité nous permet encore de découvrir, de trouver, d’évoluer.

Toute entreprise humaine fait appel aux mêmes capacités que celles de nos ancêtres même si elles sont transposées en bien d’autres domaines ; que nous soyons consommateur, acteur économique, général de l’armée, médecin, sportif, chef d’entreprise…et même en jouant à la pétanque, nous évaluons, nous pesons, nous jugeons, nous nous organisons, nous nous adaptons, nous conquérons.

L’argent n’est que l’instrument économique de comptabilité de toute chose, c’est en cela qu’il est intrinsèque à l’homme. C’est ainsi qu’en voulant parler d’argent, et bien nous parlons de son sujet principal qui ne sont pas des chiffres et des zéros sur un ordinateur et sur du papier, mais plutôt de la propriété des choses que l’on évalue, ou de l’évaluation des choses que l’on possède, ou que l’on souhaite posséder.

 

Premièrement : le « logiciel » dont bénéficie l’homme d’aujourd’hui est le même que celui de l’homme d’il y a 30.000 ans, il fonctionne par la curiosité, la découverte et l’estimation de toute choses, tout simplement parce que ces qualités sont vitales à l’espèce humaine.

Deuxièmement : l’argent (la monnaie) est intrinsèque à l’homme au même titre que la parole l’est pour la communication, il est l’outil d’évaluation et de comparaison de toute chose qu’il serait amené à échanger ; sa matérialisation peut se faire à travers toutes choses ou services échangeables ; par exemple, le cacao a été une valeur d’échange pour les Incas, le sel a été la monnaie servant à rémunéré l’armée romaine ; le terme salaire descendant de sal en Romain (salt en Anglais).

UNE ESPECE INVASIVE ?

Le développement de l’humanité s’est d’abord fait sur l’expropriation des supers prédateurs jusqu’à les faire quasiment disparaitre, en les repoussant sur quelques territoires qui ne nous intéressent pas ou en les enfermant dans les zoos ; puis des millénaires d’incessant conflits territoriaux entre les différentes peuplades, ethnies, idéologies ou civilisations, chacun souhaitant imposer son modèle d’organisation à l’autre.

Depuis bien avant Alexandre Le Grand jusqu’à Hitler ; la carte du monde ne s’est tracée que par les conquêtes territoriales & les conflits. Tous les hommes de l’histoire que nous célébrons y compris Charlemagne ou Napoléon n’ont vécus et vaincus que par les guerres, le sang et la mort !

Il y a certes eu du commerce, des échanges et du partage social et culturel dans l’histoire de l’humanité, mais aussi des conflits d’intérêts concernant les ressources territoriales, des événements climatiques ou météorologiques majeurs obligeant des masses importantes de population à l’exode, créant des frictions, des tensions ou des guerres.

Par exemple, les famines et les pertes de ressources subis par les peuplades nordiques ont fait déferler des hordes de viking sur toute l’Europe, menaçant, pillant ou tuant partout sur leur passage ; cela créant une nouvelle aire appelée le moyen âge ; soit une organisation féodale opérant pendant plusieurs siècles ! Ces expéditions sont bien nées d’événements climatiques majeurs.

Nous sommes issues d’une longue histoire ayant connue bien des périodes plus ou moins sombres. La carte de France a bien été tracée avec le sang des guerres et des conquêtes ; l’atroce point final de l’histoire ayant définitivement figé les frontières du monde se trouvant être largué le 6 août 1945 à 8h15 par les Américains. Il y eut certes encore quelques guerres malheureuses issues d’une cartographie approximativement dessinée lors du sommet de Yalta ; créant quelques conflits issus du passé ; d’ordre idéologiques, politiques, ethniques et religieux. Mais les guerres militaires entre royaumes, empires ou états, telles que nous les avons connus durant des millénaires avec un objectif de conquête durable d’un territoire sont dorénavant vouées à l’échec… peut-on l’espérer.

On peut affirmer que plus personne ne puisse imaginer conquérir aujourd’hui un territoire en y faisant la guerre comme ce fut le cas durant des millénaires. L’ordre des nations étant plutôt actif pour faire respecter le droit international tant que les nations-unis possède l’ultime avantage de dissuasion nucléaire.

A croire que si l’on exclut la lune et les étoiles, Il ne reste de conquête pour l’homme que l’économie et la science à travers le progrès et l’évolution avec des perspectives bien plus positives que les guerres du passé. Le rôle de l’état semblant devoir y tenir une fonction régalienne facilitant le libre-échange, la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux.

Par ailleurs, nous pouvons aussi évoquer l’existence de cultures et civilisations réussissant à vivre plus en harmonie avec la nature, et n’ayant d’ailleurs pas les mêmes notions de la propriété que nous ; il est donc possible de voir le monde autrement que par la vision dont nous avons hérité des Grecs ou des Romains.

Nous sommes actuellement « coincés » sur la planète, et l’un des grands défis de l’humanité va être d’apprendre à vivre ensemble et en paix ; de vivre nécessairement en harmonie avec la nature si nous voulons juste préserver notre habitat.

Ce n’est donc pas la planète qui est en danger…mais l’homme…le planète existera bien après l’extinction de l’humanité.

 

Premièrement : L’homme est une espèce invasive et conquérante non seulement des territoires, mais aussi dans tous les domaines corporels et incorporels où il peut assouvir son pouvoir ; il est un être social qui ne peut se déployer que par la domination ; qu’elle soit sociale, économique, intellectuelle, militaire, sexuelle, culturelle, etc.

Deuxièmement : L’homme peut assouvir son pouvoir ou sa dominance en utilisant des moyens violents pour s’approprier le territoire des prédateurs jusqu’à leur extermination, mais aussi envers sa propre espèce en allant s’il le faut jusqu’à sa propre destruction. Le conflit fait donc partie de son mode de fonctionnement qu’il soit physique, psychologique ou relationnel.

Troisièmement : L’homme n’a pas vocation à vivre en harmonie et dans le respect de la nature ; au contraire, il cherche à la contrôler, la maîtriser, la dominer pour l’exploiter au maximum de ses ressources.

LA POSSESSION

Nous avons principalement évoqué la conquête de l’homme sur la nature par l’appropriation des territoires, l’expropriation des super prédateurs ; ainsi que la capacité de l’homme à découvrir & évaluer toute chose ou toute situation. L’enjeu pour lui étant de s’approprier des ressources vitales, et la seule manière de réussir ce défi a été de concevoir grâce à son intelligence et ses mains des outils, en acquérant un savoir-faire ou des technologies, lui apportant un avantage stratégique & concurrentiel sur ses adversaires (ou concurrents) ; mais aussi en s’organisant et s’unissant pour mettre au point des stratégies de conquêtes. Il est d’ailleurs intéressant de mettre en parallèle l’utilisation des termes analogues ; comme si l’homme faisait un transfert freudien concernant les domaines économiques, politiques, amoureux ou militaires ; nous parlons dans tous les cas de conquêtes, d’adversaires, de partenaires, d’alliés, de stratégie ou de concurrents.

Pour en revenir à la possession, celle-ci se concrétise bien par la découverte, l’évaluation & l’appropriation qui sont la clé du développement de l’humanité et des civilisations ; c’est une réalité pourtant si moderne et si proche de l’argent que d’évaluer & posséder.

Évidemment de nos jours, tout le monde possède de l’argent, même le plus pauvre d’entre les hommes possède quelques sous ; mais le grand principe de l’argent n’est pas d’en avoir, mais surtout d’en posséder plus que les autres.

La grande règle de l’argent est donc bien la possession ; posséder ce que l’autre n’a pas, ou posséder plus que les autres ; fusse de l’argent, une marchandise, un savoir-faire, une propriété foncière, immobilière ou tout autre forme de possession à une valeur qui se situe à l’intérêt qu’il produit à un tiers de le posséder aussi… l’argent n’est que la comptabilité de cet échange fusse-t-il un besoin ou une envie…y compris sa propre jeunesse, ou sa propre beauté pouvant susciter l’envie et l’attrait monnayable même s’il est proscrit ; l’argent n’a donc pas de morale…et ainsi dit selon la formule, « l’argent n’a pas d’odeur ».

Posséder ce que vous souhaitez acquérir, ou ce dont vous avez besoin selon une valeur acceptable par les 2 partis en fonction des moyens et profusion de chacun…c’est le principe de l’échange de marchandise ou de service.

L’argent n’ai jamais que le moyen rendant cet échange possible, crédible, immédiat, estimable et pratique…qu’il fusse sonnant et trébuchant, en papier ou numérique, c’est en cela qu’il se différencie du troc.

L’argent est donc indissociable de la propriété, il est non seulement le moyen d’échange de ce que l’on possède, mais est lui-même possédable. La valeur de l’échange constituant la valeur du bien échangé.

Mais l’argent représente avant tout la confiance, il est fiduciaire ; être payé en monnaie de singe ou chèque en bois constituerait un abus de confiance pénalement répréhensible.

En effet, l’argent porte le nom d’un métal précieux qui fut simplement le meilleur vecteur d’échange avec l’or de par sa rareté et son inaltérabilité assurant sa crédibilité absolue & intemporelle. Il est aujourd’hui frappé de l’entité assurant cette crédibilité…celle des états et des nations. L’argent c’est de la confiance crédible…l’argent, c’est de la crédibilité, l’argent, c’est du crédit.

L’argent n’est pas un concept, car s’il l’était, nous pourrions le changer en un autre, il est plutôt un principe d’échange bien plus pratique que le troc…mais derrière ces notions se cachent le principe de propriété, descendant du droit Romain divisés en 3 droits réels que sont :

  • Le fructus
  • L’usus
  • L’abusus

Nous pouvons recueillir les fruits de notre bien, en avoir l’usage, et en avoir libre droit d’en disposer pour le modifier, le vendre ou même le détruire.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen classe le droit de propriété parmi les « droits naturels et imprescriptibles de l’Homme » ; ce droit constitue donc un principe fondamental dans les relations humaines, autant source de conflits d’intérêt que d’échanges et progression.

Nous parlons de « droit naturel » dans le sens où l’on peut considérer qu’il est dans la nature humaine que tout homme naisse libre et donc ne puisse être « possédé » par un autre, sauf par lui-même, ou disposant de sa personne… peut-on l’indiquer ainsi.

Il est aussi dans la nature humaine et certainement dans la nature animale de revendiquer un territoire ou une proie pour se nourrir ou tout autres ressources naturelles pour vivre ou survivre.

Il existe pourtant d’autres cultures vivant plus en harmonie avec la nature ; en effet, la plupart des peuples nomades n’ont pas forcément la même notion de la propriété que nous ; par exemple, il existe une expression américaine « indian giver » qui n’a pas d’équivalent en Français, mais qui veut dire « donner à l’indienne » ; cette expression est issue de l’observation de la culture amérindienne par les Américains d’origine Européenne qui veut que les choses données par la nature, et même les objets personnels appartiennent à tous . Il est donc naturel pour un indien d’offrir un objet qu’il est susceptible de reprendre lorsqu’il en a besoin, sans que cela ne puisse être qualifié de vol. Cette vision des choses est partagée par la plupart des peuples nomades, créant ainsi une divergence de vue et de valeurs…encore aujourd’hui.

Mais cette vision est clairement écartée de notre culture qui considère la propriété comme un droit fondamental et naturel.

Naturel car la possession est considéré comme un instinct nécessaire à la survie de l’ensemble des espèces…et même de la nature elle-même. Un arbuste ne doit-il pas conquérir son propre territoire pour pousser et donc vivre ? excluant ainsi de son territoire tout autre végétal concurrent.

Pour l’homme, la possession constitue un moyen lui permettant simplement de survivre dans la nature et à l’intérieur même de sa propre espèce ; posséder les biens ou les ressources, le savoir et les connaissances, la capacité à apporter un service ou une prestation etc. lui permet donc tout simplement de survivre dans la société humaine et dans la nature, jusqu’à grimper tout en haut de la hiérarchie des espèces, ou dans sa propre espèce…après avoir grimpé aux arbres, et en être descendu.

Bien entendu, la possession des ressources, surtout lorsqu’elles sont rares et nécessaires apportent un avantage décisif dans la constitution de cette hiérarchie… Créer une tension en limitant des ressources vitales ou un accès vital permet à celui qui possède , d’exercer un pouvoir de dominance que l’on retrouve aussi chez les animaux…la lionne est la première à rester en veille près d’un point d’eau vital lui amenant de quoi manger …une sorte de droit de passage sur un territoire contenant une ressource vitale pour toute proie potentielle…qui paiera de sa vie pour que ses congénères puissent vivre.

Mais au-delà des ressources naturelles qu’on pourrait estimer appartenir pourquoi pas à tout le monde, qu’en est-il à ce moment de l’homme qui cultiverait la terre dans le but de retirer le fruit de son travail ? ayant au prix d’un lourd labeur défriché totalement un territoire vierge avant de l’exploiter et investi tant de temps, de compétences, de sueur et de travail; la notion de propriété est-elle légitime, ou tout le monde peut-il se servir abondamment dans ces/ses terres ? et dans ce cas, qu’elle intérêt aurait-il à les cultiver ? En somme, sur quelle base une civilisation est-elle possible ?

Aussi, c’est bien avec la propriété et la monnaie qu’apparait la civilisation et le développement. Mais c’est aussi avec la propriété qu’apparait la notion de vol, de délinquance et de crime. Et c’est cette possibilité de vie en dehors du chaos qui crée la violence faisant partie de la civilisation.

La civilisation n’a jamais cessé d’être confronté à des tensions et le choix des réponses est toujours le même à chaque homme depuis toujours ; la soumission, la confrontation, la fuite comme tout autre animal ; mais une autre réponse constituant le miracle de l’humanité, soit un équilibre acceptable autour de l’échange et de la communication se trouvant être la réponse la plus civilisée de notre société humaine. Cette voix est bien celle de l’échange d’intérêt commun via le troc ou l’argent qui se trouve être le moyen le plus pacifique et équilibré pour répondre à nos besoins.

Le principe d’acceptation de l’argent par l’homme constitue donc une évolution qui met au cœur de la relation sociale et économique le principe d’échange et de communication ; excluant donc toute forme de violence physique.

La notion d’achat et de vente apparait avec la transaction lorsque l’échange est réalisé avec une monnaie comme l’argent ; c’est ce qui le différencie du troc.

Mais ce principe d’acceptation n’exclut pas des tensions bien naturelles ; puisque la détermination du prix de toute chose, bien ou service est lié cette tension du marché ; la transaction se fait donc au point précis d’acceptation commune entre celui qui a besoin et celui qui propose. Ce point précis correspond à un chiffre et un prix selon une monnaie d’échange acceptée par les 2 parties.

Il s’agit donc de mettre en place les éléments qui vous permettent de vous trouver stratégiquement en position de force dans ce rapport pour créer un déséquilibre en votre faveur valorisant au mieux votre position. L’intérêt de chaque tiers étant évidemment d’être dans la meilleure position.

De ce fait et comme dans la nature ou la guerre, c’est bien celui qui possède la meilleure position sur le terrain qui risque de l’emporter à son avantage ; nous pourrons aussi déterminer une hiérarchie dans la possession dont la valeur sera déterminée par la conjugaison de sa rareté et de son attrait ; la rareté d’une ressource pouvant être aussi causé par la pénurie organisée par les possesseurs, tout comme le monopole quand il n’y a qu’un possesseur.

C’est dans la position que nait la dominance et le pouvoir ; être en position de force peut créer une situation mal vécue, voir une situation psychologiquement violente et amorale.

Premièrement : L’appropriation et la possession est considéré par les sédentaires comme un droit qui n’est pas forcément intégré par des peuples nomades, se déplaçant et vivant au grès de ce que leur apporte la nature. Le principe de sédentarisation est aussi conditionné à l’obligation d’exploiter les ressources du territoire dont nous avons pris possession, alors que les nomades sont à la recherche perpétuelle des ressources que leur apporte  naturellement la nature… ; cela amenant des conflits d’intérêt engendrés par une façon différente de vivre et de voir les choses.

Deuxièmement : Le premier droit naturel et imprescriptible de l’Homme est le droit à la propriété ; c’est à travers ce principe que nait toute possibilité de civilisation, de développement et de progrès « tel que nous les connaissons aujourd’hui » ; je ne suis pas en train de vous expliquer que c’est la bonne voie, ni même la mauvaise ; c’est juste un fait sans précédent dans l’évolution de l’humanité qui ne présage pas de son avenir. Ce droit à la propriété transforme la notion de chaos et de barbarie en notion de délinquance et de crime. Ce n’est donc pas la propriété qui amène la violence qui existait de tout temps ; par contre, elle qualifie la violation d’un droit par des termes de droit « déclarés » universels et imprescriptibles.

Troisièmement : qui dit possession dit aussi l’appropriation de la nature à travers les notions de fructus, d’usus, d’abusus… l’appropriation d’un territoire n’appartenant au départ à personne peu créer des conflits d’intérêts ; mais aussi à travers l’usus, c’est à dire ce qu’on en fait …par exemple, la notion de pollution, d’environnement, la notion de ressources  non-renouvelables appartiennent-elles uniquement au propriétaire qui fait ce qu’il veut et dispose de son droit total, ou y a t-il aussi une notion d’intérêt général dépassant le droit à la propriété?!

LA HIERARCHIE DES SPHERES

De cette notion d’intérêt général découle en fait 2 notions qui peuvent s’opposer, soit celle concernant la propriété privé, et celle concernant l’intérêt général.

Sans vouloir chercher trop en amont, avant la révolution, les choses n’étaient pas très compliquées puisque les territoires appartenaient au roi et à la noblesse. Les terres étaient concédées aux roturiers pour être exploitée en échange de la sécurité…

Avec la révolution nait l’idée de démocratie et de liberté…c’est avec la démocratie que nait la politique.

 

 

Avant, c’est à dire sous l’ancien régime, nous avions le clergé,  le tiers état et la noblesse ; maintenant, nous avons un autre régime composé du pouvoir politique, des médias et des consommateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un individu est à la fois un homme, un consommateur, un travailleur, un père, un citoyen. Il fait donc partie de plusieurs sphères qui se chevauchent.

Un groupe peut être défini à la fois par une famille, un clan, un peuple, une nation, une entreprise, une association, une génération, un parti, une religion, une ethnie, une catégorie sociale, une population, les habitants d’une ville, d’un quartier ou d’une région…

Je peux donc être à la fois homme, Européen, Français, Mayennais, Lavallois, Chrétien, Chef d’entreprise, de classe moyenne, Socialiste, client, patient, motard, citoyen, électeur, père, de type Européen et athée….

On peut donc définir un individu ou un groupe de multiples façons selon la sphère par laquelle on souhaite définir les choses. Je vous assure que je suis tout cela à la fois, ce qui fait de moi quelqu’un d’unique ou presque, car il existe probablement d’autres individus réunissant l’ensemble de ses critères d’appartenances même s’il y en a peu.

Mais il y a un critère qui définit par-dessus tous les autres, l’ensemble des individus de la terre ; qu’on le veuille ou non ; je peux très bien ne pas être Lavallois, chrétien ou citoyen ; mais par exemple Londonien, juif et sujet de la Reine…mais ce que nous sommes tous par-dessus tout au-delà d’être humain bien sûr, c’est être consommateur.

Qui que je sois et où que je sois dans le monde, je suis un consommateur dès ma naissance jusqu’à mon dernier souffle, tout simplement parce que j’ai des besoins vitaux quotidiens.

 

BESOINS = CONSOMMATION=ECONOMIE

 

La science qui explique l’activité humaine concernant la gestion du foyer, des entreprises, des états ; mais aussi les besoins et la consommation des biens et service ainsi que les principes de production, de distribution ou d’échanges est appelé « l’économie ».

Vous trouverez souvent des parallèles entre le groupe et l’individu, car le terme économie vient du Grec « nomos oikos » ; ce sont les lois (ou principes) qui régissent ma maison ou mon foyer. Les lois entre la gestion individuelle, la gestion d’une entreprise, la gestion d’un état ou la gestion d’une maison sont exactement les mêmes. Ce ne sont d’ailleurs pas des lois dans le sens du droit, mais plutôt des principes ou mécanismes universels.

Ces lois reposent donc sur des principes logiques de gestion bien entendu ; mais aussi selon les besoins individuels dont la somme crée un effet de masse qui ne peut être régit que par des entités à la mesure du groupe.

Si nous imaginons notre petit groupe d’hélitreuillé en plein milieu de la nature hostile d’il y a 30.000 ans, nous pourrions aussi déterminer leurs besoins selon la pyramide de Maslow.

En effet, selon ce psychologue qui est le principal représentant de la psychologie humaniste et trans-personnelle, l’homme peut s’accomplir uniquement s’il satisfait tous ses besoins antérieurs selon une hiérarchie définie et représentée dans la pyramide suivante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les besoins physiologiques et besoins de sécurité

Notre petit groupe d’hélitreuillé aura d’abord à survivre, et devra donc répondre aux besoins physiologiques et aux besoins de sécurité. Et à 20 individus, ils seront dans une situation tellement précaire et incertaine qu’il leur sera difficile de tenir cet objectif qui utilisera toute leur énergie, toutes leurs connaissances, tout leur savoir-faire et tout leur temps disponible juste pour survivre.

Ils devront donc s’adapter en s’organisant rapidement et en évaluant le juste équilibre entre leurs besoins physiologiques, et leurs besoins de sécurité. Une partie du groupe sera donc affecté à l’une et l’autre tâche…les uns travaillant pour se nourrir et nourrir les membres du groupe « les productifs », les autres assurant la sécurité permettant aux travailleurs de répondre aux besoins du groupe.

Les autres besoins

Le besoin d’amour, d’appartenance, de reconnaissance, ainsi que le besoin de s’accomplir se trouve au sommet des aspirations humaines. Il consiste à sortir d’une condition purement matérielle pour nourrir des aspirations humaines.

Seul l’élargissement du groupe pourra apporter un élargissement des possibilités d’évolution et de progrès dans le groupe avec l’acquisition et l’exploitation de savoir-faire spécifiques à travers la spécialisation de chacun dans un domaine correspondant aux besoins du groupe.

Mais l’élargissement du groupe (ou développement) ne passera que par la propension à répondre aux besoins de chacun selon la pyramide de Maslow. C’est un cercle vertueux ou une synergie qui devra se mettre en place et qui sera seule à déterminer l’avenir et développement du groupe.

L’économie est donc présente que nous soyons 20 individus ou 7 milliards, sa fonction est de répondre aux besoins de l’humanité…à commencer par ceux de chaque individu d’un tout petit groupe. L’élargissement du groupe ne rend pas les choses plus complexes; en effet, moins nous sommes nombreux, plus chacun doit maîtriser un ensemble de tâches complémentaires et différentes pour répondre à l’ensemble des besoins d’un petit groupe ; si nous sommes seul, c’est l’ensemble des taches de survie qu’il faut maitriser (allumer le feu, trouver de la nourriture, s’habiller et se protéger) ; ces taches et ces missions se retrouvent larges et nombreuses et de se fait simplifiées et rudimentaires ; Par contre, plus le groupe est élargi, plus chacun se spécialisera dans des taches tenant si possible à leur propre sensibilité conformément au besoin de se réaliser de notre pyramide de Maslow, créant ainsi une offre diversifié et concurrentielle répondant aussi à l’élargissement et à la pluralités des sensibilités de chacun et donc des besoins individuels. A 20 individus, certains aimeront s’occuper du feu, d’autres préfèreront faire à manger ou chasser etc.

  • Comprendre la pyramide de Maslow, c’est commencer par comprendre les besoins de l’individu à travers sa physiologie bien sûr, mais aussi à travers sa psychologie et sa sociologie.
  • Comprendre les besoins de l’individu, c’est comprendre la nécessité économique qui n’a pour seul but que de répondre à ces besoins.

De nos temps, et pour vous décrire les choses telles que je les conçois ;  l’organisation de notre civilisation idéalement démocratique, se trouve être la forme d’organisation la plus acceptable ; elle nous impose de construire une structure pour assurer par la sécurité son existence, et donc son financement ; c’est la structure de l’état ; son but étant d’assurer un territoire protégé où règne la prospérité et la paix, et pour se faire, assurant aux hommes les droits fondamentaux, comme la propriété ou la liberté, ainsi que la justice, soit une atmosphère de vie et de valeurs.

L’existence d’une symbiose entre la sphère privée et sphère publique assurant un terrain propice au développement, et assurant le développement lui-même par la réponse aux besoins individuels ; la sphère privée répondant aux besoins individuels de chacun, et l’autre répondant aux intérêts communs de tous. L’une étant financé par l’autre, et l’autre permettant le cadre de création des richesses et donc l’existence de l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux étant totalement imbriquées l’une dans l’autre, dans un équilibre qui s’il est respecté, permet un développement probablement optimal.

L’état nation organise l’imbrication des 2 sphères à travers la politique qui est menée ; la première sphère étant celle du domaine publique servant à assurer la garantie des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme dans un état de droit garanti par la justice.

Les principales missions de l’état devant être désignées comme régaliennes étant :

  • L’indépendance de la justice ;
  • Une capacité des forces intérieures devant faire respecter l’ordre, le droit et la justice ;
  • L’indépendance de la nation assurée par la diplomatie et une capacité de défense ou d’influence à l’extérieur ;
  • La crédibilité et le contrôle de sa monnaie assurée par le développement de la sphère privé à travers l’économie sociale et entrepreneuriale ;
  • L’indépendance de l’état pour assurer son propre fonctionnement et son financement ;

En effet, nous avons défini la propriété comme faisant partie des droits naturels et imprescriptibles de l’homme ; nous devons donc pouvoir garantir ce droit à travers la protection de l’état et des individus. C’est le préalable absolu à tout développement économique, la fonction de l’état n’étant pas de posséder ou d’exploiter les ressources, mais simplement de permettre à la sphère privée de le faire dans des conditions de stabilité et de garantie des droits fondamentaux .

La seconde sphère étant celle lié aux intérêts privés, soit les intérêts sociaux-économiques qui sont totalement imbriqués, et qui ont pour principale fonction de répondre à l’ensemble des besoins humains.

Cet équilibre que nous connaissons aujourd’hui a mis des milliers d’année avant de se trouver ; les frontières des nations telles qu’elles existent n’ont été tracés que par les conflits, les guerres, les révolutions, la mort et le sang, et ce depuis des milliers d’années ; rare sont celles issues de l’échange des cultures ou du commerce, car celles-ci n’ont pas besoin d’être dessinées, mais plutôt d’être définies.

Il n’y a pas si longtemps, l’état féodal ou la monarchie étaient aussi des organisations structurées à leurs manières et permettant aussi un certain développement, certes moins prospère, et moins respectueux des libertés individuelles, mais faisant aussi partie de notre histoire récente, et de notre culture, et répondant à un besoin, ou aux problématiques de cette époque. Pendant des siècles, l’état prélevait toute sorte d’impôts appelés « corvée », « taille », « dîme », « gabelle » ; qui pouvaient être prélevés en argent ou en nature ; et aussi sous forme de travail à accomplir pour le Roi et la noblesse, l’état ou le clergé. Ces contributions principalement payées par les roturiers alimentaient le « trésor public » permettant la vie de la cité, la protection par le seigneur, la défense du territoire, le financement des guerres et des alliances.

Aujourd’hui, le monde est composé d’états nations ayant chacun leurs propres territoires, leurs propres cultures, leurs propres valeurs ; mais tous ont organisé les 2 sphères différemment en fonction de leurs positions politiques ; par exemple, en Corée du nord, on peut imaginer la place prépondérante de la sphère publique, et laissant bien peu de place à l’accomplissement individuel.

Mais dans la plupart des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), il existe un équilibre des 2 sphères servant à préserver la nécessaire symbiose avec la mise en place d’une fiscalité ; car la principale contrainte de la sphère publique étant liée à son financement puisqu’elle n’est pas directement créatrice de richesses.

Certes, dans le passé, l’état a « créé » ou plutôt « volé » des richesses en envahissant et pillant les états voisins pendant des millénaires, mais ce temps est révolu comme je le disais précédemment.

Dans le schéma ci-dessous, vous pouvez visualiser 2 sphères l’une dans l’autre :

  • La sphère des besoins individuels et de la consommation de tout être humain sur la terre qui se trouve être la sphère incontournable et universelle ;
  • La sphère publique qui répond aux besoins communs de sécurité et d’infrastructure comportant d’ailleurs de nombreux modèles d’organisation et de stabilité dans le monde et l’histoire ;

 

J’ai d’ailleurs bien du mal à qualifier la sphère des besoins individuels et humains en sphère privé puisque le terme « privé » prend naissance qu’en opposition du terme publique.

En réalité, la nécessité publique à travers la justice, l’ordre et toutes autres fonctions régalienne est un besoin comme les autres parmi d’autres… entièrement pris en charge par la sphère privé seule créatrice de richesse ; c’est ainsi que je hiérarchise les sphères :

En premier lieu, nous sommes des consommateurs (des individus peu importe la nation, ou l’appartenance) soumis aux règles naturelles de l’économie, dans l’absolu, nous répondons par nous même à nos besoins de consommer dans un cadre entrepreneurial non institué ; c’est ainsi qu’il peut exister une économie sans aucun cadre ou en dehors de tout contexte étatique ; l’entreprise telle que je la définie n’est qu’une organisation d’individus obligés de répondre à leurs propres besoins vitaux. L’entreprise n’a donc pas de frontière ou de règles autres que de répondre aux besoins vitaux et individuels par l’effort, l’intelligence, l’organisation, la communication, le savoir-faire, la connaissance, l’échange et la non-violence bien entendue. L’entreprise n’a aucune frontière bien qu’elle soit rattachée à un territoire ou une nation.

 

En second lieu, et en tant que consommateur, nous construisons un cadre de développement et d’organisation pour répondre d’abord à nos besoins individuels de consommateur. Le besoin de sécurité étant aussi un besoin d’intérêt commun ne pouvant être construit que par une action commune ; La sphère publique « France » telle qu’elle existe au XXIème siècle prend la forme d’un état territorial démocratique ayant ses propres règles et ses propres valeurs issue d’une histoire et d’une culture commune. L’existence de la nation « France » et des autres nations d’ailleurs, n’est que la réponse à des besoins de sécurité, d’appartenance, d’amour et de valeurs communes.

En troisième lieu, l’entreprise instituée répond au besoin de financement de la sphère publique qui y contrôle ses comptes pour mieux la ponctionner. En somme, l’état a posé un « caténaire de prélèvement financier dit fiscaux » sur toutes formes d’entreprises, puisqu’il n’y a qu’elles qui puissent générer de l’argent et des richesses !

Pour financer l’existence d’une sphère publique, et donc l’existence d’un état, on ne peut prendre les richesses uniquement qu’à l’endroit précis où elles sont produites (en excluant le pillage et les guerres avec ses voisins bien sûr) soit dans l’entreprise ; deuxièmement, on lui impose un cadre juridique (l’entreprise instituée) pour lui « octroyer une existence légale » ; troisièmement, on lui impose une comptabilité visée par l’état dans le but de contrôler et prélever les contributions.

L’entreprise « instituée » telle que je la nomme mérite quelques explications ; en effet de mon point de vue et dans un sens très large, « l’entreprise tout court » est une action ou initiative intentionnelle plus ou moins organisée, qui a pour objet la réalisation d’un projet seul ou en groupe, qu’il soit économique, scientifique, politique, social, sportif, sexuel, artistique, culturel, criminel ; ne dit-on pas entreprendre avec une femme…où même « une entreprise terroriste » ?

L’entreprise peut donc être légale ou illégale…en somme, l’entreprise pourrait s’appeler « l’initiative » dans le sens étymologique du verbe « entreprendre ».

 

« L’entreprise instituée » est la forme juridique de l’initiative (ou entreprise) donnant naissance à la « société » telle qu’elle existe dans un état de droit comme la France. L’entreprise qui a un objet économique et commercial est forcément une société (SAS, SA, SARL, entreprise individuelle ou auto entrepreneur etc.) et est donc reconnue comme une personne « morale », alors qu’un citoyen lambda est une personne physique ; l’entreprise qui a un objet culturel ou sportif est « une association à but non lucratif » …en fait, tout cela est assez récent à l’échelle de l’histoire de France…d’ailleurs ah ah ah, ! un peu d’humour économique. N’appelle-t-on pas les membres qui ont des intérêts dans une société des associés, et ceux qui ont des intérêts dans une association des sociétaires !

Le but de toute entreprise « instituée » doit et ne peut être que lucratif…et pourquoi donc ?

 

Tout simplement parce que l’entreprise doit supporter les charges prélevées par l’état dans lequel elle a été instituée avant même de produire ou vendre…elle sert d’ailleurs principalement à ça. L’entreprise est donc condamnée à créer de la richesse et doit être pensée ainsi…. Elle doit pouvoir payer les salaires et charges ainsi que l’ensemble de ses fournisseurs. Et enfin, elle doit rémunérer le capital dont elle a besoin (c’est son carburant) à travers les actionnaires. Et même si elle est faite pour créer une valeur pour son géniteur, soit l’entrepreneur qui lui a donné naissance ; et bien celui-ci demeure la seule variable d’ajustement.

L’entreprise doit aussi supporter les charges liées à son propre contrôle soit l’œil de l’état dans ses comptes (l’expert-comptable). Une entreprise dans l’absolue n’a pas besoin de comptabilité qui n’est que l’application de règles qui n’ont qu’un but fiscal, soit prélever de l’argent à travers la TVA, CFE, URSSAF, RSI et j’en passe… pourquoi ?

Ne pas confondre gestion et comptabilité, la gestion est l’acte de bon sens de tout entrepreneur; alors que la comptabilité est un ensemble de règles qui n’ont pour but que de servir les intérêts de l’état, parce que l’entreprise est la seule et unique source de financement de l’état (depuis qu’il n’est plus question de piller ses voisins bien sûr…c’est d’ailleurs assez récent dans l’histoire de l’humanité) ; l’argent que l’état prélève directement dans l’entreprise ou aux consommateurs (c’est-à-dire nous tous) à travers les impôts, taxes foncières, Tva etc. ne vient exclusivement que des ressources et salaires liés à l’entreprise et au travail; les fonctionnaires de l’état et des collectivités locales ne sont payés que par la création de richesse des entreprises privées.

L’ordre des choses voudrait que l’état englobe les entreprises où toute une économie se mettrait en place au service de la population à l’intérieur de ses remparts ; le seigneur instituant le fonctionnement et les prélèvements nécessaires pour assurer l’entretien des remparts, le fonctionnement militaire assurant la sécurité etc. nous ne sommes plus au moyen âge ! j’espère…

Eh bien, je crois que l’ordre des choses est fondamentalement le contraire de cela, l’entreprise n’a ni rempart, ni frontière tout simplement parce que l’économie en a pas….elle est juste plus forte que tout car elle est vitale et inhérente à l’existence humaine …même au fin fond des bagnes de Guyane surgie une économie entre prisonniers. L’économie, c’est juste la vie et l’échange de toutes choses corporelles et incorporelles.

Une entreprise est « forcément » localisée et localisable, mais en fonction de son activité, elle peut être tout à fait « insaisissable » et n’a pas besoin d’un territoire pour exister ; l’entreprise n’a besoin que de clients pour vivre.

J’irais jusqu’à inclure « la chose publique » comme étant un besoin parmi d’autres auquel la politique répond ; et je crois qu’aucun état ne peut survivre bien longtemps à une politique comportant une hérésie économique…quelques décennies tout au plus.

 

 

 

 

 

Premièrement : Le principe de nation et d’état fusse-t-il démocratique reste une organisation d’un peuple à l’intérieur d’un territoire et autour de valeurs que toutes nations revendiquent pourquoi pas comme étant universelles. Le peuple est issu lui-même de différentes cultures et peuplades ayant au fil du temps, des guerres et des échanges, formé une nation commune. Ce qui caractérise cette nation est le partage et l’intégration culturelle et ethnique en premier lieu par une langue ; car il est bien compliqué de construire ce lien entre individus qui ne se comprendraient pas.

Deuxièmement : Au-delà de toute dimension culturelle ou ethnique, je place l’économie au-dessus de tout comme étant une organisation répondant aux besoins universels de l’humanité en dehors de toute violence grâce aux échanges commerciaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIEU, LA NOBLESSE & L’ARGENT

Au tout départ, la plupart des religions prêtent leur idéologie à une révolte sociale, les premiers chrétiens étaient avant tout des opprimés aspirant à une justice sociale; ils ont œuvré pour le partage, l’amour et la générosité avec les plus faibles pour le salut de l’âme des plus puissants. Jésus et ses disciples ont en quelque sorte créés un mouvement « social » correspondant à une profonde aspiration politique…c’est-à-dire une aspiration du peuple.

Seule la puissance divine de dieu pouvait avoir une influence suffisante pour concrétiser cette idée qui a fini par influencer le monde; soit l’aspiration à la justice entre les hommes par la peur du châtiment divin. Une sorte de socialisme pourrait-on dire, à une époque où la démocratie n’existe pas vraiment.

Je puis dire qu’il est bien normal de revendiquer une force supérieure devant les événements de la nature, d’autant qu’ils étaient difficilement explicables. L’homme l’a fait en tout temps de manière assez naturelle puisqu’il lui était nécessaire de croire en quelque chose de supérieur face au miracle de la vie et au mystère de la mort ; n’oublions que les hommes ont toujours été confrontés à la violence de la nature, la maladie et la mort ; il est probablement le seul « mammifère » à savoir qu’il va raisonnablement mourir un jour. Aucun homme sensé ne peut croire le contraire, et il en prend conscience relativement tôt.

Il est bien normal de s’accrocher à l’espérance d’une continuité après la mort…c’est un sentiment humain dont nous avons probablement besoin pour nous aider à vivre, et affronter la dureté et parfois la cruauté de la vie.

On s’est servi des mystères de la nature et du peu de connaissance que certains en avait, pour établir un pouvoir revendiqué divin  pour acquérir un pouvoir sur les autres, mais aussi dont les autres avaient besoins à travers l’espérance.

La faculté qui aide l’homme à réaliser l’idéologie chrétienne est l’amour et la compassion, c’est-à-dire la faculté de ressentir la souffrance des autres pour aller vers un monde plus juste. Dieu est parfait pour cela, il nous aide à fabriquer ce monde-là où les plus puissants ont pitié et aides les plus faibles…

La religion est donc une chose nécessaire aux hommes, un besoin qui existe bien…car si Dieu n’existait pas, il faudrait le créer ! c’est en cela que Dieu existe, car il est nécessaire !

Je ne connais pas une seule culture  dans laquelle aucune divinité n’existe, c’est bien la démonstration que dieu ou tout autre divinité sont utiles aux hommes de tous temps.

Maintenant, de là à exprimer notre Dieu comme étant est le bon et le seul ; c’est vraiment affirmer quelque chose de parfaitement invérifiable…tout en envoyant des dizaines de milliards d’êtres humains en enfer qui n’auraient pas eu la chance d’êtres bien informés, car nés dans une culture qui se serait trompée de Dieu !!!

D’ailleurs, peut-on parler de « Dieu d’un peuple », d’une Ethnie, d’une culture !? le catholicisme « des peuples latins », le protestantismes « des peuples anglo-saxons », le Chiisme « des peuples Perses », le judaïsme du peuple Juif, etc.

Nos religions ne serait-elles pas un peu racistes, fascistes ou totalitaires !? ne défendent-elles pas des Ethnies avant-tout ? Cela restera ici une question qui serait probablement intéressant d’explorer pourquoi pas.

En tout cas, il ne faut pas avoir une grande largesse d’esprit pour affirmer des certitudes concernant des croyances !!! les unes s’opposant aux autres…seule les croyances ont capacité à ne mettre personne d’accord, alors chacun est libre de croire ce qu’il veut.

Personne ne saurait se revendiquer d’une vérité sur la vie et de la mort; je vous donnerais mon sentiment ainsi sur « le mystère » :

Un tas de gens s’inquiètent de ce qu’il se passe après…sans jamais s’être posé la question de l’avant !? très curieux non…le mystère n’est pas la mort…car elle ne fait  pas de mystère oserais-je dire…elle est juste inéluctable.

Je suis né en 1971, et quand je regarde un film de 1968, je me demande où je pouvais bien être au moment où il fut tourné…pas vous?

« La conscience »…c’est le vrai mystère. Il est fort probable que la mort ressemble exactement à ce qu’elle était avant notre existence, un état d’inconscience sans vie, sans souffrance et sans temps…le néant ; il s’est pourtant passé des milliers d’année, des milliards d’année avant notre existence sans que nous ayons à patienter un instant à arriver ; ne serait-ce pas cela la mort ? Une fraction de seconde de conscience valant des milliards d’années de néant, qu’il fusse avant…comme après.

Le mystère, c’est la conscience…et la mémoire de la conscience.

L’enfer serait probablement de vous condamner à vivre jusqu’à 400 ans…disons même 4000 ans…disons même 4 millions d’années…disons même pour l’éternité.

Alors comment croire à une telle absurdité, celle de nous « espérer » immortel à jamais…qu’elle insoutenable idée ! l’éternité…ne serait-ce  justement pas cela l’enfer ! On commencerait à se faire « chier » grave au bout de combien de siècles à votre avis ?!

Le plaisir de toute chose est probablement de savoir que ça va s’arrêter…ne serait-ce pas cela le bonheur…l’existence de moments de paradis ??

L’intensité et le plaisir de la vie ne sont ils pas dus à la conscience que tout doit s’arrêter un jour ?

Sachant aussi que nombre de plaisirs de la vie sont des plaisirs de chaire. Comment peut-on penser airer comme une âme consciente dans le ciel sans ne plus jamais rien toucher, ressentir, manger !? c’est un peu comme si nous étions paraplégiques sur un fauteuil roulant condamné à vivre pour l’éternité dans notre cerveau .

Alors Dieu dans tout ça…est-il un besoin spirituel humain parmi d’autres, permettant à certains d’installer leur pouvoir tout en apportant l’espérance aux autres.

La religion est-elle nécessaire pour installer une certaine organisation sociale et ainsi échapper au chaos ?

Peut-on dire que l’organisation religieuse fut en parfaite symbiose avec le pouvoir monarchique bien loin de la parole divine originelle…en effet, la parole de Dieu donna naissance à la religion, qui donna naissance à l’institution religieuse, puis au clergé…devenant lui même une caste d’hommes, offrant au pouvoir et donc à la monarchie le crédit divin en échange du pouvoir religieux à travers son idéologie…une symbiose qui fonctionna parfaitement pendant des siècles.

Je ne souhaite pas m’étaler trop sur la religion, mais notre thème central de l’argent touche des ressorts directement liés à l’action humaine ; action indéniablement liée à cette longue maladie fatale qu’est la vie…nous sommes certain de mourir, et personne n’est jamais passé dans l’au delà pour savoir exactement ce qui s’y passe bien qu’on en vienne tous…c’est un traumatisme psychologique qui influence directement l’action de tout homme ainsi que la relation existentielle qu’il a avec les mystères de la vie.

Alors en quoi la religion peut elle nous influencer sur notre rapport avec l’argent ?

Les préceptes que défendent la religion chrétienne par exemple ne remettent pas en cause l’existence de la propriété (tu ne volera point) et l’existence de l’argent contrairement au communisme par exemple .

Au contraire, la religion installe et défend des notions politiques très actuelles que je développerais dans un autre chapitre .

Nous héritons tous d’un lourd passif culturel concernant le rapport que nous avons avec l’argent ; en effet, notre culture est tout de même née d’une longue période qui nous a laissé le clergé et la noblesse ; la valeur de l’argent est sine nobilitate ; la gloire et la défense du roi lui même ayant la bénédiction de dieu caractérisent la noblesse et s’opposent à la bourgeoisie qui a le pouvoir de l’argent et qui n’a ni honneur ni patrie. Et même à travers les vertus des chevaliers, l’argent n’a que peu de valeurs à côté de celles du courage, de la loyauté, de la bravoure et de l’honneur.

Notre société Judéo-chrétienne, et d’ailleurs la plupart des religions nous inculque une représentation assez particulière de l’argent qui influe directement sur la relation que nous avons avec lui, que nous le voulions ou pas, que nous soyons croyant ou athée.

La fascination de l’argent, l’obsession d’en gagner toujours plus, par exemple, semble difficilement compatible avec la passion de Dieu, pour la simple raison qu’on ne peut se consacrer totalement et simultanément à deux objectifs différents. Le Christ dit : « nul ne peut servir deux maîtres Dieu et l’argent ».

La plupart des religions encouragent leurs fidèles à rechercher Dieu avant tout, elles ont naturellement une position méfiante, si ce n’est hostile, vis-à-vis de l’argent. Cette logique interne rend, à juste titre, suspect tout personnage religieux qui mène une vie fastueuse. Au contraire, les plus célèbres et les plus écoutés ont connu des conditions de vie plus que modestes. Bouddha, prince fortuné, s’est totalement dépouillé de ses richesses.

Le Christ est né dans la pauvreté et vécu la vie d’un simple charpentier. Mahomet n’était pas parmi les plus riches. Quant aux saints chrétiens ou à leurs homologues des autres religions, ils se distinguent généralement par leur grand esprit de renoncement. Saint François d’Assise distribua les richesses considérables qu’il hérita de sa famille. Ils ne sont que des exemples connus parmi une foule de croyants chrétiens complètement détachés de l’argent.

En Inde, les sadhus poussent parfois le renoncement jusqu’à se dépouiller même de leurs vêtements. Une secte des jaïns se nomme opportunément et poétiquement digambara, c’est-à-dire « vêtus d’espace ».

Les moines bouddhistes sont tenus à mendier chaque jour leur nourriture auprès des fidèles.

Une autre constatation doit être faite : les recommandations de renoncement, de désintéressement et de générosité que les religions prêchent à leurs fidèles entraînent bien souvent un enrichissement considérable des structures religieuses. L’important est que les responsables religieux ne soient pas tentés d’en profiter, ce qui conduirait au paradoxe d’une religion plus authentiquement vécue par les fidèles que par leurs chefs.

Il n’y a pas si longtemps, l’église catholique se voyait reprocher d’être une puissance d’argent. L’abandon d’une pompe triomphaliste des cérémonies et l’arrogance du clergé peu en rapport avec son idéal évangélique a certainement été favorable à la restauration de son image.

Aucune religion ne peut toutefois se détacher des questions d’argent, ne serait-ce que pour assurer le fonctionnement de son organisation. Plus fondamentalement, dans la mesure où la religion s’efforce de modifier ces comportements pour conduire les hommes à Dieu, il est inéluctable qu’elle est édictée des recommandations à l’égard de l’argent comme elle fait en matière morale. Logiquement, c’est l’Islam, par sa volonté de proposer un modèle de société civile, qui exprime sur l’argent les positions les plus précises et les plus originales. Le catholicisme, le protestantisme et le judaïsme proposent eux aussi des préceptes et positions sur la question de l’argent restant philosophiquement parfois assez éloignés tout en édictant des recommandations ayant une lourde portée.

Nous pouvons aisément reconnaitre l’immense poids que produit notre société sur la relation que nous avons avec l’argent, qui rejoint d’ailleurs un autre thème aussi central de l’âme humaine qu’est le sexe et ses tabous.

Alors, je pourrais écrire des pages sur le registre de la représentation que nous avons avec l’argent et de ce qui nous influence ; de citer les auteurs, les proverbes, les mythes, la position des religions sur le sujet depuis l’ancien testament  très riche d’enseignement.

Elle oppose la valeur de l’argent avec celle de la noblesse d’esprit, elle oppose la valeur de l’argent avec la vertu ; elle substitue l’argent par la valeur du travail, du labeur et de la souffrance… « gagner de l’argent » est substitué par « gagner son pain à la sueur de son front » qui est une expression faisant référence à la Bible, tirée de la Genèse (chapitre 3, verset 19), où l’on peut lire : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage jusqu’à ce que tu retournes dans la terre d’où tu as été tiré ». Il est vrai que le pain est depuis toujours le symbole du travail, ou encore de la récompense reçue en échange d’un rude labeur. « Gagner son pain à la sueur de son front » signifie que l’on gagne de quoi se nourrir soi-même, et ce, par le biais de son travail. C’est une expression que l’on apprend tôt de nos parents encore aujourd’hui et qui a traversé le moyen âge, la renaissance, la révolution de manière intacte ; ce sont des valeurs liées au noble mérite du travail. Nous ne parlons pas ici d’argent, mais d’effort et de mérite.

Notre culture est donc ancrée dans les valeurs issues de la religion et de la noblesse qui reclus l’argent dans le déshonneur, la lâcheté, la cupidité. Des valeurs ou l’on pourrait entendre dire : « Un affront doit être lavé dans le sang, et un homme ne saurait accepter de l’argent pour laver son honneur ». L’argent s’opposerait donc à l’honneur et à la dignité ; il ne devrait donc pas pouvoir tout acheter ! et ne jamais s’opposer à la sentence où seul dieu devrait pouvoir décider du sort de ceux qui lavent leur honneur dans une légitime violence.

L’argent s’oppose donc à la violence même s’il est jugé indigne d’être proposé, et indigne d’être reçu.

En réalité, ces  valeurs sont probablement celle d’une société passé où l’on réglait les choses par la violence ; d’ailleurs, quand le système social n’y pourvoit pas, l’épargne apporte une sécurité, ce qui conduit les minorités menacées à rechercher une puissance économique : il en est ainsi des minorités religieuses. Les juifs dont Shakespeare a présenté une caricature en la personne du « Marchand de Venise » Shylock, doivent leur réputation d’usuriers ou d’obsédés de l’argent à l’ostracisme qui les frappait : les pays chrétiens ayant longtemps interdit aux juifs le métier des armes ou l’exploitation de la terre, il ne leur restait que le commerce. La crainte des pogroms accentuait encore le besoin vital de se protéger par l’argent. Qu’il en soit resté des habitudes, c’est bien possible, mais le cas des juifs n’est pas isolé. Les Arméniens, chrétiens, étaient dans la même situation dans l’Empire ottoman ou en Perse, les sikhs ou les parsis sont dans une position comparable en Inde, de même les Mozabites kharidjites en Algérie, les Chinois en Malaisie ou les coptes en Égypte…

Ainsi, les minorités religieuses, éloignées du pouvoir politique, compensent-elles souvent leur faiblesse sur ce plan par une intense activité économique, elle-même source de jalousie ou d’oppression de la part de la majorité. Il faut être conscient de ce phénomène difficilement évitable pour éviter de porter des jugements hâtifs sur les rapports des religions et de l’argent.

Notre rapport avec l’argent n’est donc pas neutre mais sacrément influencé !

Il serait utile d’en prendre conscience pour justement se défaire de ce lourd poids culturel et social qui nous influence sacrément.

Nous sommes issue d’un pays qui a été construit par le catholicisme depuis des siècles…il n’y a pas un village où n’a pas été construit une église en France. L’instruction elle même a été totalement transmise par l’institution religieuse pendant des siècles et encore un peu aujourd’hui.

Alors je conçois qu’on puisse être totalement vierge de culture religieuse, et n’avoir jamais été à l’église, ni suivi de cours de catéchisme, ni avoir reçu la moindre éducation en ce domaine…y n’empêche, nous sommes malgré tout baigné dans un monde profondément modelé sur un mode de pensée dont nous n’avons pas toujours conscience…que nous le voulions ou non .

Notre rapport avec l’argent n’est donc pas neutre mais sacrément influencé !

Il serait utile d’en prendre conscience pour justement se défaire de ce lourd poids culturel et social qui nous influence sacrément.

 

La suite vous intéresse-t-elle? j’attends vos commentaires!

Prochain titre « L’argent et les courants politiques »

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