For Every Problem, One Single Solution: My Own

 

Jacques Attali, publié le 06/01/2019 à 08:30 , mis à jour à 12:27:20

In every country and in every social circle, everyone is in involved in discussions related to a myriad of problems, which include: the climate, unemployment, terrorism, injustice, health, education, retirement pensions, culture and national identity.

Moreover, in every country and in every social circle, everyone feels that a major reform is absolutely fundamental. Such reform proposals include: overthrow the government, reform the institutions, authorize referendum by citizen initiative, reduce taxes, increase public spending, reduce immigration or conversely welcome more foreigners.

In this complex world, it is tempting to choose, for every problem, a simple solution. Additionally, some would rather take advantage of a problem, whatever it may be, to propose their own obsession as a solution.

We then see that people start with the reform they have in mind in order to address the problem in front of them, whatever it may be: It appears that each of us likes to propose our obsession as a solution to any problem that arises. Thus, unconsciously picking up Woody Allen’s sentence: “I don’t know the question, but sex is definitely the answer.”

For example, we see the most fanatical liberals explain to us, against all logic, that it is because we spend too much public money on reducing inequalities that these inequalities remain so high; and they even go so far as to explain, in the same absurd manner, that reducing public expenditures (since this is their obsession) will improve the situation of retirees, eliminate unemployment, and even reduce the havoc related to the climate.

Conversely, against all reason, we see the most doctrinaire socialists explain that only a massive tax increase on capital (which to them appears too often to be the alpha and the omega of political action) will reduce injustices, improve the situation of retirees, and encourage environmentally sound behavior.

We could repeat the same line of reasoning for any other type of obsession and propose it as an answer to every issue. Thus, for those who swear by referendum by citizen initiative or reducing the number of migrants being welcomed: I have also heard a widely followed polemicist explain to me with the greatest confidence that the world crisis of 2008 had no other cause than the excessive welcoming of foreign workers in Europe!

The starting point for finding a solution has gradually shifted from the problem and has moved more and more toward a predisposed solution that seeks to shine light on any and every problem. It is as if problems were just an anecdotal pretext for advancing a cause.

Nothing is more important than critical thinking. And its foundation implies discovering the real objective of a speech, thesis, book, and a political program or action—especially if such objective is well concealed,

When we are faced with a line of reasoning or explanation, we must start with the proposed solution and ask ourselves whether or not it is the real objective of the discourse. This should be done independently of any link with the problem that would make such solution necessary.

We must subsequently, in a modest and unbiased manner, look for the real causes of the problems that we face. And ask ourselves, very honestly, if we are not influenced by the preconceived solutions that we have in mind.

Then, we will arrive, more often than not, at: much less Manichean answers than we would expect; much more consensual analyses than one might fear; and unexpected agreements with everyone who follows the same logical and honest path regardless of their ideological or political starting point.

Emerge from the vehemence and escape the demonization of others and the victimization of ourselves. Behave as an adult.

It is not necessarily fashionable. Especially in many media outlets whose audience ratings depend on stereotypical arguments and the shock of egos.

j@attali.com

JOHNNY

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 » Je n’ai jamais pleuré… si j’avais commencé, je n’aurais jamais cessé… de pleurer »

Quand tes musiciens ont joué ce jour du 9 décembre, on t’attendait bondissant sur scène comme à ton habitude, pour poser ta voix unique sur les accords de guitare blues …et c’est bien entre 4 planches que tu ais apparu ! et c’était bien la dernière fois que tes musiciens jouaient ensemble ta musique…on en t-ils eu conscience…

Tout le monde t’attendait une dernière fois, mais c’est bien la première fois que ta présence a créée un immense vide…un néant ; si tout le monde t’aimais autant, c’est que tu touchais le cœur de chacun d’entre nous dans ce qu’il y a de plus profond, tu fais partie de l’histoire de chacun depuis des générations…ton truc à toi, c’est la liberté et la générosité …se sont les valeurs d’un vrai rockeur…qu’on aimait comme un roi.

Se fut un au revoir le moins triste possible…tu restera dans nos cœurs…

Le deal est rompu

 

Où comment l’état tue l’entreprise ?

La fiscalité qui se trouve être l’un des seuls leviers de financement de l’état et dont le contrôle est assuré par l’expert-comptable via la comptabilité, est aujourd’hui devenu un gros problème de gestion pour l’entreprise…alors qu’il ne devrait pas ; je prend un exemple; si vous créez une SARL ayant pour activité le commerce de détail de bijoux fantaisie par exemple, et que vous y travaillez seul et sans employé; avant même de faire le moindre CA, vous devrez vous acquitter chaque année de la CFE (environ 1000€), du RSI minimum (soit 5500€ pour avoir vos trimestres de retraite et en prenant zéro rémunération), l’expert comptable assurant le social, la compta et le juridique (3500€ environ). Soit environ 10.000€ de charges fixes chaque année liées à l’état et au contrôle de vos comptes !

Imaginons que votre marge prévisionnelle soit de 50%, cela voudrait dire que pour assurer cette charge, vous devrez réaliser 20.000€ de CA HT avant même de commencer !

Pour assurer ce CA, vous serez donc contraints d’investir dans un local commercial et donc un fond de commerce (ou droit au bail), comportant un loyer ; vous serez contraints d’investir dans des travaux d’aménagements, du matériel, du stock, des besoins en fond de roulement…vous serez donc contraints de faire un prêt qui représentera une somme à rembourser sur 7 ans (disons 100.000€), qui apportera une charge financière de 16.000€ chaque année augmentée d’un loyer de 15.000€ annuel ; ces charges donnent un cumul de 31.000€, qui  vous oblige donc à réaliser 62.000€ de CAHT pour être couvertes…

Vous n’avez toujours pas commencé votre activité, ni même à employer personne, ni même vous verser un centime…et vous savez déjà qu’il faudra réaliser un CA HT de 82.000€ HT vous rapportant 41.000€ de marge couvrant toutes ces charges.

Vous allez probablement travailler une bonne cinquantaine d’heures par semaine dans votre commerce, et probablement une bonne dizaine d’heures pour le back office…vos conversations personnelles ne seront plus qu’entrecoupées d’anecdotes et de problématiques professionnelles avec votre conjoint; vos repas de familles se transformeront en réunions…vos soirées « l’amour est dans le pré » en séances de comptabilité et collage de timbres! et si vous décidez de vous payer pour tout cela disons…1.200€ par mois soit bien moins que le SMIC horaire, vous devrez penser à faire un second chèque d’environ 600€ pour le RSI, et quand ce ne sera plus le RSI, se sera autre chose.

Cela impliquera une charge supplémentaire de (1.200€+600€) x 12 =21.600€ qui devra elle aussi être couverte par votre volume d’affaire, soit à 50% de marge : 21.600/0,50 = 43.200€ de CA .

Du coup, votre charge devient telle que vous êtes obligé d’embaucher une employée à mi-temps pour vous aider…bah oui, le CA ne se fait pas en distributeur automatique, il faut accompagner et conseiller les clients, surtout certaines journées où il faudrait être 3…alors, je récapitule :

charge Montant de charge CA pour couvrir la charge (marge 50%)
Mon salaire chargé            21 600,00 €            43 200,00 €
Loyer            15 000,00 €            30 000,00 €
charge financière            16 000,00 €            32 000,00 €
CFE               1 000,00 €               2 000,00 €
Epert-comptable               3 500,00 €               7 000,00 €
1 employé mi-temps            12 000,00 €            24 000,00 €
Autre frais (tel, bureau, timbres, eau, électricité, etc.)               8 000,00 €            16 000,00 €
 TVA de 20%            27 640,00 €
 Seuil de rentabilité  CA TTC          181 840,00 €

Vous vous apercevrez aussi que pour réaliser ce CA de 181.840€ TTC, il vous faudra recruter un autre employé, et investir dans d’autres moyens de communication etc. augmentant ainsi votre niveau de seuil de rentabilité…sous entendant un local + grand et mieux placé ; bref, vous pouvez très rapidement être pris dans un engrenage sans issue.

Au départ, vous vouliez juste monter un petit commerce de bijou fantaisie…et vous vous retrouvez à la fin avec un LECLERC …

Petite subtilité …de taille : vous allez même payer des impôts (IS) sur de l’argent que vous n’avez pas gagner…en effet, la charge financière de 100.000€ suppose que vous ayez investis de l’argent dans des travaux (amortissement) on va dire pour moitié soit 50.000€; mais aussi que vous ayez investi dans un fond de commerce de 50.000€ qui lui n’est pas amortissable; en effet, la comptabilité Française estime qu’il ne perdra pas de valeur…et du coup, une partie de la charge financière (la moitié) est comptabilisé fiscalement comme un bénéfice…en gros pour un prêt de 7 ans, votre résultat sera augmenté d’environ 7.000€ par an, et vous paierez 15% de ceux-ci en IS soit environ 1.000€ par an…c’est pas énorme vous me direz, mais quand on gagne 1.200€ par mois sur lesquels on va devoir vivre et payer aussi un tas de choses personnelles dont des impôts, taxe d’habitation, taxes foncières, CSG/CRDS…ça commence à faire beaucoup à remettre en +  dans la société, soit 1000€ par an pour payer un IS qu’elle n’a pas en trésorerie.

Alors que l’on parte en barque ou en paquebot, ne perdons pas de vue que vous allez avant tout servir les intérêts de l’état , tant la charge est colossale (plus de 50%).

  • L’entreprise appartient belle et bien à l’état qui se l’ai intégralement approprié à travers l’hallucinante fiscalité qui bat les records mondiaux en France ;
  • L’entreprise appartient aux salariés qui sont totalement protégés derrière l’hallucinante législation mise en place ;
  • L’entreprise appartient aux banques à travers les capitaux qui y ont été créés sous réserve de caution personnelle sur la tête de l’entrepreneur ;
  • L’entreprise appartient à ses clients à travers ses créances, la réalité du marché, de la concurrence et de l’attrait qu’elle représente ;
  • L’entreprise appartient à ses fournisseurs à travers ses dettes, la marchandise qui lui est avancé et les avantages concurrentiels qui lui sont fournis ;
  • L’entreprise appartient à des rentiers à travers l’exploitation du foncier, ou de l’immobilier en échange d’un loyer ou autre copyright ;
  • L’entreprise appartient à ses actionnaires à travers le capital et les risques qui y sont investis ;

L’entrepreneur n’est propriétaire que des risques financiers, juridiques, pénaux et sociaux …il paie pour tout et n’a le droit à rien, ni au chômage, ni à la maladie…ni à une retraite égale à ses propres salariés… il ne sert qu’à créer la richesse dont l’état à un abyssal besoin …c’est le plus grand serviteur de l’état sine nobilitate qui ne pourra s’en sortir qu’en y laissant sa vie familiale et sociale, sa santé, son énergie et son argent.

Alors pourquoi crée-t-on une entreprise ?

On ne devient pas entrepreneur par hasard ; par exemple, pour moi, se fut assez naturel puisque je fuse d’idées et de créativité. Créer une entreprise s’apparente avant tout à un acte de liberté, de créativité et de responsabilité ; un choix pour s’accomplir et aller simplement au bout d’une idée que l’on souhaite mettre à l’épreuve de la réalité ; c’est l’acte le plus positif, noble et louable de ce monde ; et je dois avouer avoir aussi du mal à avoir un patron sur le dos !

Alors malgré toutes les contraintes que l’on connait, ça vaut peut-être le coup de construire et mettre son bateau à l’eau ! mais soyez conscient qu’il sera lourdement lesté, et qu’il vous demandera donc de surperformer pour avancer.

Créer une entreprise demande donc de le faire en toute connaissance de cause . L’embarcation doit être solidement pensée et agile pour naviguer même par mauvais temps. La première bonne idée de tout entrepreneur est de savoir bien s’entourer.

En tout cas, ne le faite surtout pas pour l’argent! vous risqueriez d’être très dessus.

Alors si c’est tellement « de la folie » de créer son entreprise, comment se fait-il que certains réussissent??? et de quel deal parle-t-on ?

la suite prochainement

 

L’entreprise « instituée »

Dans un sens très large, l’entreprise est une action ou initiative intentionnelle plus ou moins organisée, qui a pour objet la réalisation d’un projet seul ou en groupe, qu’il soit économique, scientifique, politique, social, sportif, sexuel, artistique, culturel, criminel ; ne dit-on pas entreprendre avec une femme…où même « une entreprise terroriste »? L’entreprise peut donc être légale ou illégale…en somme, l’entreprise pourrait s’appeler « l’initiative » dans le sens étymologique du verbe « entreprendre ». Lire la Suite